Lecture sans frontières

A travers les langues et les pays : oser dialoguer.

Affronter obstacles, barrières et différences culturelles pour lire le monde. Percevoir le goût de l’universel pour mieux s’accorder au monde. Activités communicationnelles et exercice de frontière.

« Les pays sont séparés les uns des autres par des frontières. Passer une frontière est toujours quelque chose d’un peu émouvant : une limite imaginaire matérialisée par une barrière de bois qui d’ailleurs n’est jamais vraiment sur la ligne qu’elle est censée représenter, mais quelques dizaines ou quelques centaines de mètres en deçà ou au-delà, suffit pour tout changer, et jusqu’au paysage même : c’est le même air, c’est la même terre mais la route n’est plus tout à fait la même (…) ».

Georges Perec, Espèces d’espaces, Editions Galilée, 1974, (p. 145)

Frontière en tête

Dépasser les obstacles de code ou de langage, faire un meilleur usage de supports techniques pour oser déplacer ses propres résistances. S’enivrer d’expériences langagières à travers les langues et les cultures pour devenir chercheur en sonorités nouvelles, collectionneur d’alphabets, cueilleur d’écritures du monde, lecteur multilingue, initiateur de dictionnaire inédit, donneur de voix à la « planète langues », dénicheur de « récits voyageurs», tisseur de pont et générateur de nouvelle frontière. Comment mieux s’accorder à l’univers ?

La frontière comme un tremplin d’activités

Frontière et interactions! La limite, un entre-deux qui vous met sur le seuil, toujours hésitant mais plein d’envie : « Il faut que quelque chose se passe… ». Emotions ! Hésitations ! Toujours dedans mais pas encore dehors avec ce doute qui vous tutoie sans cesse. Choisir, c’est aussi renoncer ! Instant magique. La frontière est un tremplin pour s’accorder au monde. Comment Lire sans frontières ?

 

Lire est une rencontre

La plupart de nos choix importants naissent d’une rencontre. Il suffit d’un rien : un regard, une parole ou une attention bienveillante à l’inconnu et la magie opère : « Tiens ? Quoi ? Dis-moi ? ». Parler, échanger, s’exprimer et, surtout, rester suspendu à l’instantané d’un échange. Lire, comme une conversation en « tête à texte ». Seuls les échanges significatifs nous portent…  Parce que l’autre, placé à côté ou très éloigné, mais toujours diffèrent malgré ses allures d’« ici », conserve son mystère. Connaître, savoir : chantier permanent et défi du quotidien. Osons lire sans frontières !

Eloge d’un espace : la « frontière »

Quelques lignes écrites et l’aventure est là… Voir loin ! Voir différemment ! Pas besoin de grand fond pour une plongée en apnée. Ici, entre les lignes, le vertige et l’incompréhension peuvent surgir de l’ordinaire et forcer l’intensité du dialogue. Comprendre et se comprendre, comme une volonté affirmée de repousser les barrières.  Oser se dépasser et délaisser les impressions premières pour affronter l’inconnu ou l’étrange. Moment tonique de l’inattendu !

Dans les traces

Avoir le goût des échappées, rechercher le pas de côté et mettre les pieds dans d’autres traces. Filer vers…, s’exposer, affronter! Elargir son champ et diversifier son goût du monde et de l’ailleurs. L’aventure à la bouche, on prend le temps de la rencontre : autre histoires, autre langue, autre culture. Et si la lecture se faisait jeu de frontières ?

 

Dissiper l’étrange de ce qui nous est étranger…